Traces, bâtons à fouir et dessins sur le sable

Cet article dresse un portrait d’ensemble de la relation intime que les Kukatja, un groupe aborigène du désert occidental australien, entretiennent avec leur environnement où dominent les plaines et les dunes de sable, et considéré parmi les plus inhospitaliers de la planète. Traditionnellement chas...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/tc,
1. Verfasser: Poirier, Sylvie
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Techniques & culture 2014
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article dresse un portrait d’ensemble de la relation intime que les Kukatja, un groupe aborigène du désert occidental australien, entretiennent avec leur environnement où dominent les plaines et les dunes de sable, et considéré parmi les plus inhospitaliers de la planète. Traditionnellement chasseurs-cueilleurs nomades et sédentarisés à partir des années 1950, les Kukatja habitent aujourd’hui la petite communauté de Balgo, sise aux confins nord du désert de Gibson. Dans le contexte actuel et lorsqu’ils en ont la possibilité, ils visitent leurs territoires ancestraux afin, entre autres, d’y pratiquer leurs activités de chasse et de cueillette. Dans le monde des Aborigènes, les ressources matérielles et spirituelles, les savoirs écologiques et mythiques sont étroitement interreliés, tous émanent du Tjukurrpa, le Rêve. L’article souligne à la fois la diversité et la rareté des ressources animales et végétales et présente, suivant le cycle saisonnier, différentes pratiques de collecte et de préparation. La question des traces est aussi abordée : les traces permanentes laissées par les êtres du Rêve et les traces évanescentes qui marquent l’étendue du sol désertique. Les Aborigènes sont passés maîtres dans l’art de lire tous les types d’empreintes. À l’art de pister s’ajoute l’art de creuser le sol sablonneux, à la recherche d’eau, mais aussi de reptiles et de tubercules. De bois ou de métal, le bâton à fouir (wana) est l’outil privilégié et indispensable des femmes. Les traces, ce sont aussi les dessins éphémères sur le sable, exécutés lors de la narration de divers types de récits, ou encore les peintures à l’acrylique dont le commerce est aujourd’hui florissant.