Cadavre et crémation

Le relatif désintérêt des archéologues contemporains pour les os incinérés est en partie lié au regard porté sur le cadavre durant le xix e siècle. Considéré comme encombrant, le corps mort se transforme en simples «  cendres  ». Sans support matériel, le défunt disparaît complètement. Si l’anthropo...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Autor principal: Goff, Isabelle Le
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Techniques & culture 2014
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Le relatif désintérêt des archéologues contemporains pour les os incinérés est en partie lié au regard porté sur le cadavre durant le xix e siècle. Considéré comme encombrant, le corps mort se transforme en simples «  cendres  ». Sans support matériel, le défunt disparaît complètement. Si l’anthropologie a fini par s’emparer de cet objet d’étude «  évanescent  » au cours du xx e siècle, c’est la fouille des restes du bûcher (os et cendres) qui tire véritablement, ces dernières décennies, vers l’analyse de la combustion humaine. Elle conduit à la restitution des transformations techniques, sociales et rituelles du défunt. Les analyses archéologiques sont étroitement liées aux approches ethnoarchéologiques qui permettent de saisir les transformations techniques du cadavre. Au-delà des «  cendres  », apparait la réalité matérielle du cadavre et du défunt.