De la mascarade au film vidéo
Dans cet article, par objet irremplaçable, l’auteur réfère à la possibilité de penser une aire culturelle comme définie par la possession d’un objet significatif qui, d’une certaine manière, lui confère son identité unique dans un contexte global (les combats de taureaux en Espagne ou la cérémonie d...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Techniques & culture
2013
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Dans cet article, par objet irremplaçable, l’auteur réfère à la possibilité de penser une aire culturelle comme définie par la possession d’un objet significatif qui, d’une certaine manière, lui confère son identité unique dans un contexte global (les combats de taureaux en Espagne ou la cérémonie du thé au Japon). À en juger par leur nombre dans les musées et les collections privées et par les quantités produites pour le marché touristique, l’objet-fétiche qui se présente comme un irréductible stéréotype culturel est le masque, dont le caractère unique d’objet authentiquement « primitif » (africain) renvoie aux rencontres des Européens avec l’Afrique qui sont à l’origine du concept de fétiche. Il est impossible de séparer l’impact des peurs chrétiennes des reliques/fétiches sur les modes africains d’interprétation des relations avec un monde invisible d’esprits pensés comme ayant des effets matériels. La découverte des fétiches sur les côtes d’Afrique de l’Ouest a coïncidé avec la répression du culte des reliques dans l’Europe de la Contre-Réforme. Au lieu de l’expérience européenne de la relique comme signe de béatification, le fétiche devient le signe d’une médiation avec un monstrueux monde de sorcellerie, de mal et d’horreur – son contraire. Avec les reliques, au sens chrétien médiéval, le lien direct entre le monde invisible et l’objet est l’incarnation physique du Christ et des Apôtres, ainsi que les béatifications ultérieures des saints et les qualités métonymiques du toucher, de la tenue, et du contact avec leurs substances corporelles. Avec l’interprétation du masque comme fétiche vint la vision alternative ou opposée selon laquelle, littéralement, un esprit matériel pouvait envahir l’objet et visiter un monde invisible et potentiellement hostile, et que le contact avec l’objet fétiche corromprait la chair et endommagerait l’âme.L’argument final de l’article est qu’avec la montée des christianismes fondamentalistes et des mouvements islamiques à partir des années 1950, les vidéo-drames on repris le rôle de médiation avec le monde invisible à travers le pouvoir des images, plutôt que celui des objets. |
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