Archéologie, art contemporain et recyclage des déchets

Les œuvres d’art sont par nature des objets éminemment irremplaçables. Toutefois ce terme recouvre des réalisations dont la fonction a été très diverse : centrée sur la sexualité au paléolithique ; célébrant le pouvoir et son allié le divin à partir du chalcolithique ; illustrant le prestige des éli...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/tc,
第一著者: Demoule, Jean Paul
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Techniques & culture 2013
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Les œuvres d’art sont par nature des objets éminemment irremplaçables. Toutefois ce terme recouvre des réalisations dont la fonction a été très diverse : centrée sur la sexualité au paléolithique ; célébrant le pouvoir et son allié le divin à partir du chalcolithique ; illustrant le prestige des élites dans les sociétés urbaines ; et aussi, conférant une dimension esthétique à des objets utilitaires (ce que nous appelons aujourd’hui le design). Avec l’invention de la photographie, l’art de nos sociétés industrielles contemporaines n’a plus eu à reproduire et n’a donc cessé de s’interroger sur ses nouvelles fonctions. Ainsi se sont développés l’art abstrait et, en liaison avec leur abondance croissante, le recyclage des déchets sous forme d’œuvres d’art, transformant en objets irremplaçables des objets remplaçables et remplacés. Le cas du Déjeuner sous l’Herbe de Daniel Spoerri, « premières fouilles archéologiques de l’art moderne », est ici développé. L’archéologie, indissociable de l’histoire de l’art en ses débuts, retrouve aujourd’hui, en tant qu’étude des sociétés humaines à travers leurs déchets, les préoccupations de certains courants artistiques (Nouveaux Réalistes, etc.), qui réfléchissent sur la durabilité des sociétés humaines et sur ce qu’il en restera.