Les biens non substituables dans l’occident médiéval

Certains biens sont indispensables à la vie ou à la reproduction de la société. Le monde médiéval avait des mots particuliers pour exprimer cela, et le caractère irremplaçable d’une chose s’y posa symboliquement dans deux domaines en particulier. Celui tout d’abord du sacré. Certains objets semblent...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/tc,
第一著者: Bartholeyns, Gil
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Techniques & culture 2013
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Certains biens sont indispensables à la vie ou à la reproduction de la société. Le monde médiéval avait des mots particuliers pour exprimer cela, et le caractère irremplaçable d’une chose s’y posa symboliquement dans deux domaines en particulier. Celui tout d’abord du sacré. Certains objets semblent nécessaires au bon déroulement des rituels (mais quels objets et comment le savoir ?), tandis que d’autres sont rendus « spéciaux », inaliénables ou différents de leurs semblables par une opération rituelle. Les reliques, elles, étaient d’emblée uniques, mais cette originalité était inlassablement trahie par d’innombrables exemplaires. Dans l’univers économique cette fois, à la fin du Moyen Âge, apparaissent des biens non substituables d’un genre nouveau. Certains objets sont désormais des produits. Ils se caractérisent, précocement dans l’industrie textile, par une « personnalité » forte, une réputation, et des marques qui garantissent leur authenticité. Si bien qu’ils ne peuvent plus être remplacés par d’autres qui s’acquittent pourtant des mêmes fonctions. Nouveauté médiévale, nous connaissons par cœur cet ordre des choses qui nous fait choisir un modèle plutôt qu’une occurrence, et préférer l’original à la copie.