Séparation et réparation : expression spatial de l’inachevé au Japon

Dans l’univers du monde matériel, le respect dû aux objets usuels (céramiques, bois, textiles…) – comme aux œuvres d’art – entraîne généralement la nécessité de les réparer. Réparation, restauration ou raccommodage, tsukuroi, sont le plus souvent mis en évidence, et les traces de cette « amélioratio...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Main Author: Kashiwagi, Hiroshi
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Techniques & culture 2013
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Dans l’univers du monde matériel, le respect dû aux objets usuels (céramiques, bois, textiles…) – comme aux œuvres d’art – entraîne généralement la nécessité de les réparer. Réparation, restauration ou raccommodage, tsukuroi, sont le plus souvent mis en évidence, et les traces de cette « amélioration », considérées comme inévitables, sont conservées avec soin.Ces deux notions japonaises de séparation (shikiri) et réparation (tsukuroi) n’ont pas de relation directe, mais permettent de saisir une conception propre à la culture japonaise, dans laquelle l’inachèvement, l’incomplet ou l’imparfait sont hautement valorisés.