André Leroi-Gourhan, collecteur d’objets pour les musées
Grâce à une bourse du gouvernement japonais (via la Kokusai Bunka Shinkokai - KBS), André Leroi-Gourhan passe, avec son épouse Arlette, deux ans sur l’archipel (du printemps 1937 au printemps 1939). Il explore le Japon, de Kyu-Shyu à Hokkaïdo, pour une enquête ethnologique sur les mutations du Japon...
Zapisane w:
| Wydane w: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
|---|---|
| 1. autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
Techniques & culture
2013
|
| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Grâce à une bourse du gouvernement japonais (via la Kokusai Bunka Shinkokai - KBS), André Leroi-Gourhan passe, avec son épouse Arlette, deux ans sur l’archipel (du printemps 1937 au printemps 1939). Il explore le Japon, de Kyu-Shyu à Hokkaïdo, pour une enquête ethnologique sur les mutations du Japon moderne, tout en enseignant le français à Kyoto. Simultanément, il collecte des objets pour enrichir les collections du musée de l’Homme, mais aussi celles du musée Guimet, voire du Louvre. L’été 1938, cette collecte prend une nouvelle dimension avec un projet culturel de rapprochement entre la France et le Japon, monté avec l’appui de la KBS. Ce projet doit se matérialiser par l’envoi d’importantes séries d’objets pour une exposition au musée de l’Homme, mais aussi par la mise en place de structures permettant des échanges scientifiques à plus long terme, entre les deux pays. La guerre va, hélas, suspendre puis annuler cette part essentielle du projet, et, en définitive, seules quelques caisses d’objets et de documents arriveront à destination, fin 1938 et 1939, puis en 1946. Cette expérience japonaise sera cependant déterminante dans la constitution des idées d’André Leroi-Gourhan sur le développement des sociétés humaines. |
|---|