Que reste-t-il de nos abris ?
Depuis les années 1950-1960, aux confins des marais salants camarguais, à l’est du delta rhodanien, Beauduc, plage immense ourlée de dunes et d’oyats, forme le siège d’installations humaines, précaires et temporaires. Aux pêcheurs, premiers utilisateurs de ce littoral, s’ajoutent bientôt les populat...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Techniques & culture
2013
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Depuis les années 1950-1960, aux confins des marais salants camarguais, à l’est du delta rhodanien, Beauduc, plage immense ourlée de dunes et d’oyats, forme le siège d’installations humaines, précaires et temporaires. Aux pêcheurs, premiers utilisateurs de ce littoral, s’ajoutent bientôt les populations riveraines, des mas et des hameaux camarguais, des cités d’Arles ou de Salin de Giraud qui viennent vivre là leurs premières vacances sous toile de tente, en caravane puis en cabane. Chacun construit son habitation selon un certain degré de liberté et d’autonomie que fixent des facteurs socio-culturels, naturels et techniques. La distribution spatiale de cet habitat sur le site suit une gradation socio-technique qui montre différentes étapes dans l’installation sur les lieux : du mobile au fixe, du précaire au pérenne. En s’interrogeant sur les traces matérielles que laisseraient aux archéologues du futur ce type d’habitat, on tentera de cerner les apports éventuels d’une telle approche pour la caractérisation de l’habitat en question : précaire ? Plus sédentaire qu’il n’y paraît ou que n’en disent les hommes ? Ce parti-pris méthodologique vise à compléter l’analyse que livre l’ethnologue à partir d’un travail de terrain portant sur les différentes formes d’appropriation de l’espace sur ce bout de littoral camarguais. Les traces matérielles des installations humaines indiquent bien une sédentarité manifeste mais certaines d’entre-elles peuvent aussi conduire à des énigmes, des impasses ou simplement brouiller la lisibilité de la société concernée par l’occupation des lieux. L’habitat en tant qu’objet est-il au final la véritable piste à suivre ? Le mode de vie réellement vécu, rêvé ou idéalisé ne fournirait-il pas la base à partir de laquelle se définit l’habitat ? Résistant à la norme et échappant aux catégorisations définitives, l’objet habitat se révèle ici particulièrement mouvant, variable et versatile. |
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