La mise au propre en architecture
À la fin du XIXe siècle, dans une partie de la bourgeoisie, la relation à la propreté reste entachée de l’idée de péché. Si le cabinet de toilette est tant orné, c’est pour mieux nier la cuvette et le bidet dont la vue offense ses utilisatrices. Comment est-on passé en quelques décennies à d’autres...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Techniques & culture
2011
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| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | À la fin du XIXe siècle, dans une partie de la bourgeoisie, la relation à la propreté reste entachée de l’idée de péché. Si le cabinet de toilette est tant orné, c’est pour mieux nier la cuvette et le bidet dont la vue offense ses utilisatrices. Comment est-on passé en quelques décennies à d’autres usages ? Comment et pourquoi les rapports à son propre corps se sont-ils transformés ainsi que les lieux qui abritent ce rapport ? Cet article s’est voulu attentif à l’évolution de la pratique architecturale en même temps qu’à celle des mœurs et des mentalités. Pendant les deux dernières décennies du siècle, les recueils de plans d’habitations présentent des appartements équipés selon un habitus qui dissocie coquetterie et beauté de propreté et hygiène. À la première exigence correspond le cabinet de toilette, à la seconde, la salle de bains. Si à la fin de la période étudiée les pratiques et les lieux se sont transformés, cette évolution ne touche pas de la même façon tous les groupes sociaux. La France rurale continue de faire sa toilette le dimanche, dans une cuvette et avec très peu de cette eau qui nécessite de grands efforts pour être tirée du puits. Les ouvriers sont sommés d’utiliser les douches qu’on leur destine mais vont lentement dissocier cette injonction et le plaisir de l’eau. La France urbaine et bourgeoise est prête à accepter la propreté blanche et brillante des salles de bains-laboratoires qu’elle avait refusées à l’Exposition universelle de 1900. |
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