Le touk khmer

Le Cambodge est sillonné de cours d'eau navigables pendant presque toute l'année. D'une part, comparée à la charrette, la pirogue est plus rentable et plus rapide, et d'autre part, les Khmers redoutent les voyages à travers les forêts et montagnes où résident les esprits malveill...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Main Author: Siny, Hoc Cheng
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Techniques & culture 2012
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Le Cambodge est sillonné de cours d'eau navigables pendant presque toute l'année. D'une part, comparée à la charrette, la pirogue est plus rentable et plus rapide, et d'autre part, les Khmers redoutent les voyages à travers les forêts et montagnes où résident les esprits malveillants. La pirogue devient alors un outil indispensable aux familles khmères. En outre, à l'époque angkorienne, l'agriculture était liée à la mise en oeuvre et à l'entretien d'un réseau d'irrigation : l'usage des embarcations était alors une nécessité. Par ailleurs, une pirogue khmère n'est pas un simple outil domestique ; elle est aussi sacrée, car elle symbolise le naga, le roi-génie des eaux et des régions souterraines : les termes donnés à chaque partie de la pirogue attestent ce caractère sacré.