La céruse et le blanchiment des villes de brique au milieu du XVIIIe siècle

Dans le deuxième tiers du XVIIIe siècle, les villes de brique du Midi de la France dont les parements étaient traités en briques apparentes ou en enduits et badigeons brun-rouge, virent au blanc. L’évolution du goût est à l’origine de ce changement spectaculaire. C’est en partie pour imiter la pierr...

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In:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Main Author: Nègre, Valérie
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Techniques & culture 2006
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Dans le deuxième tiers du XVIIIe siècle, les villes de brique du Midi de la France dont les parements étaient traités en briques apparentes ou en enduits et badigeons brun-rouge, virent au blanc. L’évolution du goût est à l’origine de ce changement spectaculaire. C’est en partie pour imiter la pierre que le blanchiment est imposé à Toulouse en 1783. Mais les avantages techniques et économiques de la céruse jouent aussi un rôle déterminant. La peinture à la céruse, beaucoup plus résistante que la peinture à la chaux, voit son prix baisser de moitié entre 1800 et 1850. Le blanc de plomb remplace les blancs confectionnés à partir de mélanges parce qu’il est aussi plus facile à contrôler. Évolution du goût et évolution technique se conjuguent ainsi pour produire ce changement de ton.