Le mètre-étalon du soi quantifié
Les technologies d’automesure de soi (ou quantified self) sont le plus souvent présentées comme un moyen simple et direct d’accéder à un savoir enrichi et fiable sur sa personne. Les concepteurs de ces équipements allèguent la transparence de leur procédé pour asseoir d’évidence la légitimité de leu...
Sábháilte in:
| Foilsithe in: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Príomhchruthaitheoir: | |
| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
Techniques & culture
2025
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| Ábhair: | |
| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Les technologies d’automesure de soi (ou quantified self) sont le plus souvent présentées comme un moyen simple et direct d’accéder à un savoir enrichi et fiable sur sa personne. Les concepteurs de ces équipements allèguent la transparence de leur procédé pour asseoir d’évidence la légitimité de leurs solutions. Or, ces équipements sont loin d’être aussi neutres et transparents qu’ils ne le prétendent. Ils définissent des métriques, des référentiels, des mètres-étalons qui modulent les calculs et interprétations rendus. Ils sont donc le fruit d’une construction sociotechnique normée dont la médiation a des conséquences sur la façon dont les usagers se perçoivent, se comparent à d’autres, organisent leur quotidien et se préoccupent de leur condition physique. Dans cet article, nous décrivons la variabilité des régimes de calcul observés au sein d’un corpus de brevets d’invention (77) et discutons, aux côtés de médecins, de l’incidence de ces différentes métriques retenues sur les représentations et comportements des self-trackers. |
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