Faire ou laisser-faire
Le Vistre était, jusque dans les années 1950, une rivière de plaine marécageuse. Au sortir de la guerre, tandis que la priorité est à la production agricole, la plaine est assainie par des fossés quadrillant la terre. Le Vistre est transformé en un chenal bien droit pour évacuer rapidement les eaux...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Techniques & culture
2020
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le Vistre était, jusque dans les années 1950, une rivière de plaine marécageuse. Au sortir de la guerre, tandis que la priorité est à la production agricole, la plaine est assainie par des fossés quadrillant la terre. Le Vistre est transformé en un chenal bien droit pour évacuer rapidement les eaux pluviales et devient un cours d’eau sans vie. Or, la loi sur l’eau de 1992, renforcée par la directive-cadre européenne sur l’eau en 2000, promeut la qualité des milieux aquatiques comme priorité politique. L’objectif est d’atteindre un « bon état » des cours d’eau à courte échéance. Mais peut-on faire revenir la vie dans un canal ? Comment créer une rivière sans références historique et méthodologique ? Confrontés à une forte incertitude, les gestionnaires comme les scientifiques reproduisent depuis quinze ans le fonctionnement morphologique d’autres cours d’eau pour restaurer le Vistre. Leurs savoirs se déploient dans un tâtonnement cyclique, un processus itératif en cinq phases : observer, imiter, suivre, évaluer et recommencer. Les débats et les techniques de restauration évoluent. Cet article se fonde sur le récit de cette expérimentation singulière pour questionner l’imitation des systèmes vivants. |
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