De la monnaie frappée et du mythe d’Artémis

Que l’écriture soit une technique ne pose pas problème, mais qu’en est-il de la monnaie frappée ? L’auteur rapproche la naissance de l’écriture en Iran et Mésopotamie (-3200) de celle de la monnaie frappée en Ionie et en Lydie (-600 ?); celle-ci serait le vecteur d’une écriture spécifique des nombre...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/tc,
Main Author: Herrenschmidt, Clarisse
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: Techniques & culture 2007
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Que l’écriture soit une technique ne pose pas problème, mais qu’en est-il de la monnaie frappée ? L’auteur rapproche la naissance de l’écriture en Iran et Mésopotamie (-3200) de celle de la monnaie frappée en Ionie et en Lydie (-600 ?); celle-ci serait le vecteur d’une écriture spécifique des nombres et de leurs rapports sous la forme de figures géométriques. Des passages du Livre I de L’Enquête d’Hérodote sont analysés, interprétables comme autant d’allusions cryptées à la naissance de la monnaie frappée sous le contrôle d’Artémis et de son temple à Éphèse, et à l’histoire de Crésus, son fils et ses ancêtres comme victimes de la déesse : c’est là que gît le mythe grec de la monnaie frappée. S’ensuivent des hypothèses sur les causes de son apparition : les premières pièces furent sans doute des substituts à un sacrifice que pouvait exiger la déesse.