Des « peuples du bétail »
E. E. Evans-Pritchard définissait les Nuer comme un « peuple du bétail » (cattle people). Developpant cette notation, on montre ici que dans un certain nombre de populations d’Afrique de l’Est, le bétail se voit attribuer dans les mythes la propriété d’être à l’origine des rapports sociaux. Il const...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/tc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Techniques & culture
2007
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | E. E. Evans-Pritchard définissait les Nuer comme un « peuple du bétail » (cattle people). Developpant cette notation, on montre ici que dans un certain nombre de populations d’Afrique de l’Est, le bétail se voit attribuer dans les mythes la propriété d’être à l’origine des rapports sociaux. Il constitue la trame invisible qui tisse les relations entre les hommes et entre ceux-ci et le surnaturel, à travers les rituels sacrificiels en particulier. Ce que nous appellons fétichisme du bétail, en attribuant une portée plus générale à cette notion de fétichisme, n’est pas la manisfestation d’une vision illusoire et fantasmatique. Son efficacité, certes d’ordre symbolique, détermine réellement, matériellement, la manière dont les éleveurs organisent leurs activités pastorales à travers un ensemble de techniques et de savoirs. |
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