L’usage du parchemin dans les manuscrits produits au Mont Saint-Michel de 980 à 1100

Les deux premières phases du projet Étude matérielle des manuscrits anciens du Mont Saint-Michel (2018-2024) ont permis d’analyser les matériaux – parchemins, encres et matières colorantes – entrant dans la composition de près de soixante-dix manuscrits produits par le scriptorium du Mont Saint-Mich...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/tabularia,
Główni autorzy: Lecouteux, Stéphane, Robinet, Laurianne, Arberet, Lucie, Belhadj, Oulfa, Heu-Thao, Sylvie, Michelin, Anne, Radepont, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: Tabularia 2026
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Les deux premières phases du projet Étude matérielle des manuscrits anciens du Mont Saint-Michel (2018-2024) ont permis d’analyser les matériaux – parchemins, encres et matières colorantes – entrant dans la composition de près de soixante-dix manuscrits produits par le scriptorium du Mont Saint-Michel entre 980 et 1100. Les pratiques des copistes et des artistes actifs durant cette période ont ainsi pu être caractérisées et leurs évolutions ont été suivies sur environ cent vingt ans. Le présent article s’intéresse plus spécifiquement au cas des espèces animales utilisées pour fabriquer les supports en parchemin. Le choix par les copistes et les artistes de parchemins de qualité (majoritairement en veau ; exceptionnellement en chèvre) pour recevoir les décors les plus riches des manuscrits produits entre 1040 et 1080 trahit une pratique d’atelier alors bien rodée : il correspond très exactement au premier apogée artistique du scriptorium du Mont Saint-Michel, où l’art roman est fortement influencé par le style anglo-saxon de Winchester. Cet usage du veau apporte de précieuses informations pour reconstituer les lacunes textuelles et iconographiques dues à la perte de feuillets en tête d’unité codicologique, qui s’explique le plus souvent par des pillages de décors par des collectionneurs d’enluminures médiévales.