Le pays normand. Paysages et peuplement (IXe-XIIIe siècles)
La dévastation et le dépeuplement des campagnes normandes au moment où Rollon s’installe à Rouen relève vraisemblablement d’un mythe historiographique créé par Dudon de Saint-Quentin pour servir l’histoire de la jeune dynastie normande. Tout, au contraire, laisse croire que les structures rurales n’...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/tabularia, |
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| Egile Nagusiak: | , |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Tabularia
2016
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La dévastation et le dépeuplement des campagnes normandes au moment où Rollon s’installe à Rouen relève vraisemblablement d’un mythe historiographique créé par Dudon de Saint-Quentin pour servir l’histoire de la jeune dynastie normande. Tout, au contraire, laisse croire que les structures rurales n’ont pas été profondément transformées par les changements politiques des IXe et Xe siècles. La présence de fortes densités de population, le maintien du réseau urbain plaident par exemple en faveur d’une certaine continuité du peuplement ce qui n’interdit pas l’existence de fortes nuances régionales. C’est aussi à cette continuité du peuplement que l’on doit d’étranges survivances en matière d’administration et de fiscalité publique héritées de la période carolingienne, le groupe des homines liberi ayant réussi à se défendre contre la progressive édification des institutions féodales comme l’indique l’épisode fameux de la grande révolte de 996. |
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