À l’origine du culte du Précieux Sang de Fécamp, le Saint Voult de Lucques

Après la crucifixion, Nicodème, en compagnie de Joseph d’Arimathie, reçoit le corps du Christ et procède à son ensevelissement. Nicodème est un des derniers hommes à avoir eu un contact physique avec la dépouille mortelle du Christ — il l’a vue et touchée. De ce fait, il est à même de devenir un pou...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/tabularia,
Autor principal: Gouttebroze, Jean-Guy
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Tabularia 2016
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Après la crucifixion, Nicodème, en compagnie de Joseph d’Arimathie, reçoit le corps du Christ et procède à son ensevelissement. Nicodème est un des derniers hommes à avoir eu un contact physique avec la dépouille mortelle du Christ — il l’a vue et touchée. De ce fait, il est à même de devenir un pourvoyeur de reliques. Il sculpte, inspiré par Dieu, le visage du Christ : cette œuvre, le Saint Voult, passe de Terre Sainte à Lucques. Dans une autre tradition, il recueille des particules ou des gouttes de sang christique qui, à la suite d’un périple miraculeux, seront portées, dans le tronc d’un figuier, jusqu’au rivage où doit s’élever l’abbaye de la Sainte-Trinité de Fécamp. Les deux corpus historico-légendaires ne sont pas indépendants l’un de l’autre. A certains indices, nous pouvons supposer que les clercs et les laïcs de Fécamp qui ont composé le récit de la translation du Précieux Sang, ont mis à contribution la tradition du Saint Voult de Lucques.