La route contre l’État. Ethnographie des blocages routiers dans le Nord de l’Argentine
En complément des approches courantes selon lesquelles les routes relèvent d’un dispositif d’encadrement et de contrôle d’espaces et de populations marginales de la part de l’État, notre hypothèse est que le blocage de la route, la mise à l’arrêt des flux et l’interruption de la circulation constitu...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/suds, |
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| Autori principali: | , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Suds
2026
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En complément des approches courantes selon lesquelles les routes relèvent d’un dispositif d’encadrement et de contrôle d’espaces et de populations marginales de la part de l’État, notre hypothèse est que le blocage de la route, la mise à l’arrêt des flux et l’interruption de la circulation constituent une opportunité pour que des populations souvent marginalisées sur des territoires en cours d’intégration puissent avancer leurs demandes et négocier leurs droits. Les routes, une fois bloquées, deviennent ainsi une ressource politique dont ces populations se saisissent pour (re)négocier leur rapport avec l’État. Pour démontrer cela, nous nous appuyons sur trois études de cas contemporaines dans les provinces de Salta, Jujuy et Formosa, situées dans le Nord de l’Argentine. Les matériaux empiriques mobilisés correspondent à des entretiens, à des photos et à des observations de terrain, mais aussi à un suivi des blocages routiers sur la presse locale, consultée sur internet. |
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