Négocier le passage : barrages, violences et compromis sur la route du trafic de migrants à Djibouti
Bien que censé être interdit, le trafic de migrants à Djibouti vers le Yémen et l’Arabie saoudite est connu d’une grande partie des habitants du nord du pays. Ceux-ci n’hésitent pas à dresser des barrages pour bloquer les convois des passeurs. Si de tels actes pourraient être perçus comme une forme...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/suds, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Suds
2026
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Bien que censé être interdit, le trafic de migrants à Djibouti vers le Yémen et l’Arabie saoudite est connu d’une grande partie des habitants du nord du pays. Ceux-ci n’hésitent pas à dresser des barrages pour bloquer les convois des passeurs. Si de tels actes pourraient être perçus comme une forme de résistance et un moyen de lutter contre une activité illicite, la réalité est tout autre : ces barrages visent au contraire à exiger un droit de passage des passeurs. Pour comprendre ce renversement de situation, cet article, fondé sur des données empiriques recueillies auprès des passeurs et des villageois présents le long de leur itinéraire, retrace l’évolution récente de cette activité à travers les transformations technologiques et les changements de mentalité qu’elles ont engendrés. En effet, entre 2007 et 2020, les réseaux de passeurs ont progressivement évolué, passant d’une économie artisanale qui reposait sur l’ensemble des villages à une approche plus industrielle, laissant dans son sillage de nombreux exclus. |
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