L’habitat social de masse au Mexique : une trajectoire d’informalisation qui invite à repenser les fondements profonds de la politique urbaine et du logement

Au cours du dernier quart de siècle, le Mexique a expérimenté une politique de production massive d’habitat social en accession à la propriété sans précédent. Précaires dès l’origine, la plupart des immenses ensembles de logements construits ont vu se développer rapidement des dynamiques de dégradat...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/suds,
Prif Awduron: Paquette Vassalli, Catherine, Teresa Esquivel, Maria, Pedrotti, Carolina
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Suds 2025
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Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Au cours du dernier quart de siècle, le Mexique a expérimenté une politique de production massive d’habitat social en accession à la propriété sans précédent. Précaires dès l’origine, la plupart des immenses ensembles de logements construits ont vu se développer rapidement des dynamiques de dégradation physique et sociale aiguës, contraignant d’ores et déjà les autorités à mettre en œuvre des programmes de rénovation urbaine. De l’abandon de très nombreux appartements et maisons à leur occupation irrégulière sans droit ni titre, aujourd’hui en cours de généralisation, en passant par les traditionnelles adaptations du bâti, la trajectoire d’un grand nombre de ces urbanisations est marquée par une informalisation profonde. Celle-ci vient pallier les carences multiples d’un produit pourtant vendu comme une alternative aux quartiers d’autoconstruction et un rêve de classe moyenne. Le constat de cette évolution ne conduit pas seulement à souligner une nouvelle fois l’échec des politiques massives de logement économique mises en œuvre dans un certain nombre de pays des Suds, transférées à des acteurs privés, sans encadrement strict de la production. Il contribue aussi et surtout à ébranler leurs fondements profonds, en particulier la dichotomie formel-informel, fortement structurante pour l’action publique mais pénalisante pour penser et intervenir dans le champ de l’habitat et du développement urbain.