« Nous voulions trouver un Jules Verne plus franchement chrétien » : Juliette Charoy (1840-1898), première traductrice de Karl May

Juliette Charoy (1840-1898) est la toute première traductrice des textes de Karl May et elle a participé à sa diffusion et à sa réception auprès de la presse et des éditeurs français. Comment expliquer que cette traductrice modeste et effacée, profondément catholique, ait choisi et privilégié les ré...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/strenae,
Autore principale: Lévêque, Mathilde
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Strenae 2015
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Juliette Charoy (1840-1898) est la toute première traductrice des textes de Karl May et elle a participé à sa diffusion et à sa réception auprès de la presse et des éditeurs français. Comment expliquer que cette traductrice modeste et effacée, profondément catholique, ait choisi et privilégié les récits d’aventures, parfois rocambolesques voire violents, d’un auteur que rien ne semble rapprocher de l’univers littéraire des « bons livres » de la fin du xixe siècle ? Juliette Charoy a pourtant trouvé en Karl May un « Jules Verne chrétien », dont la position est à repenser dans le contexte de l’édition pour la jeunesse des premières années de la IIIe République. La correspondance entre l’auteur et sa traductrice, document rare et précieux mis au jour par Ulrich von Thüna, s’avère particulièrement éclairante lorsqu’elle est articulée à un contexte éditorial particulier, où la maison Mame joue un rôle central.