La Grande Guerre dans la littérature de jeunesse : des musées de papier pour apprendre la paix
L’article étudie le statut des documents d’archive dans les variations littéraires consacrées à la Grande Guerre, en se fondant sur l’analyse de trois ouvrages de fiction : deux albums aux partis-pris en apparence très différents, La guerre en mille morceaux1 et 14-18 : Une minute de silence à nos a...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/strenae, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Strenae
2024
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| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’article étudie le statut des documents d’archive dans les variations littéraires consacrées à la Grande Guerre, en se fondant sur l’analyse de trois ouvrages de fiction : deux albums aux partis-pris en apparence très différents, La guerre en mille morceaux1 et 14-18 : Une minute de silence à nos arrière-grands-pères courageux2, et le roman d’archives de Philippe Nessmann La fée de Verdun3. Dans ces ouvrages de fiction, les documents d’archive apparaissent comme un élément central des processus d’écriture. La patrimonialisation du passé et le devoir de mémoire transforment le livre jeunesse en un « musée de papier pour apprendre la paix4 » selon les mots d’Alain Serres : les préoccupations éthiques et testimoniales prennent le pas sur les questions historiques. Si les documents authentiques et ego-documents fournissent une authenticité certaine aux univers fictionnels, les auteurs font également un usage mélancolique de l’archive dans laquelle ils puisent une force émotionnelle particulière. |
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