Petite chronique de la vie quotidienne à la Algaida (Andalousie occidentale)

L’exemple de la Colonie agraire de Monte Algaida (Andalousie occidentale) est l’occasion d’une relecture de l’histoire d’une communauté rurale, de la transformation radicale qu’elle a opérée sur son milieu naturel, mais aussi de l’évolution de ses relations sociales, à travers le prisme du quotidien...

Celý popis

Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/strates,
Hlavní autoři: Luginbühl, Yves, Cohen, Marianne
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Strates 2013
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:L’exemple de la Colonie agraire de Monte Algaida (Andalousie occidentale) est l’occasion d’une relecture de l’histoire d’une communauté rurale, de la transformation radicale qu’elle a opérée sur son milieu naturel, mais aussi de l’évolution de ses relations sociales, à travers le prisme du quotidien. L’histoire de la transformation des terres apparaît ainsi comme le résultat d’une accumulation de tâches quotidienne, d’un labeur obsti­né, même s’il a changé de nature avec la mécanisation et l’amé­nagement de nouvelles terres. Cette communauté, assez isolée géographiquement, s’est développée numériquement depuis son installation, dans un cadre très contraint par la Loi de colo­nisation agraire, mais elle s’est aussi fragmentée, divisée, entre ceux qui ont su (ou pu) profiter de la modernisation et des poli­tiques d’aménagement, et ceux qui sont restés en marge, engendrant une coexistence difficile au quotidien. Ces difficul­tés sont d’autant plus ressenties qu’elles font écho, ou pourrait-on dire système, avec une vie morcelée en de multiples tâches, destinées à la production, la commercialisation, à la vie de famille, entre lesquelles on ne peut arbitrer. C’est bien le para­doxe de la situation de ces agriculteurs, très intégrés dans l’éco­nomie de marché, s’appuyant sur un système technique sophis­tiqué, et pourtant disposant de surfaces minuscules. L’exercice au jour le jour de la gestion d’un tel milieu enseigne sur les limites de l’artificialisation du naturel pour des besoins dits « économiques ».