Planifier le quotidien. Voisinage et unité de voisinage dans la conception des quartiers d’habitation en France (1945-1965)
Cet article examine la diffusion de l’unité de voisinage en France après 1945, sa signification dans les discours urbanistiques, dans la conception puis la critique des grands ensembles. Élaborée au début des années 1920 aux États-Unis par Clarence Arthur Perry à partir des définitions sociologiqu...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/strates, |
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Strates
2013
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Cet article examine la diffusion de l’unité de voisinage en France après 1945, sa signification dans les discours urbanistiques, dans la conception puis la critique des grands ensembles. Élaborée au début des années 1920 aux États-Unis par Clarence Arthur Perry à partir des définitions sociologiques du voisinage de l’École de Chicago, l’unité de voisinage a été conçue en rapport avec les déplacements quotidiens, avec la fréquentation quotidienne de l’école primaire ou du centre civique. Connue en France dès 1945 par des articles sur les villes nouvelles britanniques, l’unité de voisinage n’est appliquée qu’à partir de 1951 à quelques projets de quartiers. Sa généralisation, plus tardive qu’en Grande Bretagne ou en Italie, advient surtout lors de la promulgation du décret sur les ZUP : elle est ainsi associée à la grille des équipements (1958). Elle est alors concomitante de la réflexion sur les « échelons » des ensembles d’habitation et les équipements associés. Parallèlement, l’unité de voisinage vue par les architectes, est mise en relation avec la composition et la plastique architecturale. La notion de voisinage invoquée par les architectes et les urbanistes dans les nouveaux quartiers – via l’instrument unité de voisinage – a parfois été appliquée comme si, de fait, elle avait le pouvoir d’instaurer des relations de sociabilité ou de promouvoir des qualités de « vie en commun ». L’article aborde enfin quelques aspects de la critique de cette notion à la fin des années 1960 par les sociologues et les observateurs des pratiques sociales et de la vie quotidienne. |
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