Les mouvements de personnes en Méditerranée : des migrations aux mobilités
Des « quatre libertés » que l’UE entend développer avec son voisinage, les migrations sont la plus mal assurée et assumée. Le sommet de Barcelone+10 de novembre 2005 a pourtant rappelé la nécessité de « créer un espace de coopération mutuelle en matière de migrations ». De fait, l’UE est désormais...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/strates, |
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| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Strates
2013
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Des « quatre libertés » que l’UE entend développer avec son voisinage, les migrations sont la plus mal assurée et assumée. Le sommet de Barcelone+10 de novembre 2005 a pourtant rappelé la nécessité de « créer un espace de coopération mutuelle en matière de migrations ». De fait, l’UE est désormais la première région d’immigration du monde, avec une migration nette de + 2,8 millions en 2004 (contre 1,2 million pour l’Amérique du Nord – même si l’Amérique du Nord compte 24 millions de personnes qui vivent dans un pays où elles ne sont pas nées contre 18 millions pour l’Union européenne). Le trait va se renforcer avec les besoins de main-d’œuvre d’une Europe de plus en plus âgée. En dépit de la globalisation croissante des routes de la migration, l’attraction de l’UE s’exerce d’abord sur sa périphérie, ce qui, joint à la jeunesse des pays Sud-méditerranéens, définit les conditions d’une complémentarité stratégique. Mais cette complémentarité est entravée par des politiques nationales qui raisonnent encore en termes de migrations (définitives), là où les réalités sociales conduisent à l’idée de mobilités. Dans cet angle de vue, l’article esquisse des outils innovants comme les « migrations qualifiantes », associant la mobilité à la formation de la main-d’œuvre venue du Sud et dont l’Europe a besoin. |
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