Montréal 1960, les ressorts d’une réidentification

L’urbanisme et l’architecture des années 1960 ont souvent été décriés. Portés par un optimisme ravageur, il est vrai qu’ils ont laissé plus d’une ville éventrée, traversée de voies autoroutières, orpheline de quartiers populaires rénovés… À certains égards, Montréal n’échappe pas à la règle. Et, pou...

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Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/strates,
Glavni autor: Lortie, André
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Strates 2008
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:L’urbanisme et l’architecture des années 1960 ont souvent été décriés. Portés par un optimisme ravageur, il est vrai qu’ils ont laissé plus d’une ville éventrée, traversée de voies autoroutières, orpheline de quartiers populaires rénovés… À certains égards, Montréal n’échappe pas à la règle. Et, pourtant, si d’aucuns considèrent le legs de cette époque comme catastrophique, les mêmes s’accordent à lui reconnaître des qualités exceptionnelles, telles que son réseau sous-terrain de galeries commerciales, son métro, certains immeubles remarquables et la vitalité d’un centre ville où se côtoient actifs et résidents, classes sociales et cultures diverses. Et, force est de constater que les Montréalais s’identifient aujourd’hui autant à la ville populaire et historique qu’à celle, moderne, dont la structure et la forme ont été conçues dans les décennies après la seconde guerre mondiale. C’est à une interprétation de ce phénomène d’identification que cet article invite : quelle était la ville qui a été transformée ? Quels artefacts nouveaux l’ont remplacée ? Quelle réceptivité ont-ils connu, à Montréal et ailleurs dans le monde ? Ce sont ces questions, parmi d’autres, qui sont abordées en texte et en image.