L’imaginaire ambigu de la bibliothèque stendhalienne dans Féder

Livres, lecteurs et bibliothèques sont légion dans Féder. L’extrême richesse de ce motif est a priori inséparable du manichéisme stendhalien. Les livres constituent tout d’abord de véritables marqueurs idéologiques plaçant ceux qui les lisent sur un échiquier politique et religieux bien défini. Mais...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/stendhal,
Hlavní autor: Huttenberger-Revelli, Charlène
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: Revue Stendhal 2024
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Popis
Shrnutí:Livres, lecteurs et bibliothèques sont légion dans Féder. L’extrême richesse de ce motif est a priori inséparable du manichéisme stendhalien. Les livres constituent tout d’abord de véritables marqueurs idéologiques plaçant ceux qui les lisent sur un échiquier politique et religieux bien défini. Mais la sensibilité voltairienne et anticléricale de Féder n’est pourtant pas son aspect le plus saillant : sous la monarchie de Juillet, il n’y a plus vraiment de bons ou de mauvais livres, il y a des lecteurs et surtout des non lecteurs, le livre n’étant bien souvent plus qu’un objet-livre. Féder ne signe pas pour autant la fin de l’héroïsme de la lecture : mais ce dernier ne survit qu’à condition de s’éloigner de la satire politique pour se rapprocher de la sphère romanesque, qui rime avec tendresse et amour-passion.