Cuber le bois pour préserver la forêt commune ? La politique ordinaire de la production des nombres écologiques dans les forêts mayas du Mexique
Dans les forêts tropicales du Quintana Roo, au Mexique, des hommes mayas mesurent le volume des troncs abattus à l'aide de compas forestiers et de formules géométriques apprises auprès d'ingénieurs. Cet article explore la manière dont ces techniques de quantification, introduites dans le c...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/statsoc, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Statistique et société
2026
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Dans les forêts tropicales du Quintana Roo, au Mexique, des hommes mayas mesurent le volume des troncs abattus à l'aide de compas forestiers et de formules géométriques apprises auprès d'ingénieurs. Cet article explore la manière dont ces techniques de quantification, introduites dans le cadre de politiques de gestion durable des forêts, sont appropriées, discutées et parfois détournées au sein des communautés villageoises (ejidos). À partir d'une ethnographie de la pratique du cubage et de son histoire locale, il analyse les tensions entre exigences écologiques, logiques marchandes et revendications autochtones, en montrant comment les nombres écologiques deviennent à la fois outils de gouvernement à distance et instruments de négociation politique. Loin d'être de simples dispositifs techniques, les mesures du bois constituent des opérations de traduction et de valuation engageant les acteurs de la gestion communautaire des forêts dans des régimes d'interaction différenciés avec leur environnement et leurs partenaires sociaux. L'article propose ainsi une lecture située des chiffres écologiques, à l'interface des STS, de l'anthropologie de la quantification et de la politique des savoirs en contexte postcolonial. |
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