Légitimer, produire : le travail pour rendre tangible les nombres du CO2e
Depuis mars 2019, un groupe de personnels de recherche français se mobilise pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre des laboratoires publics de recherche en France. Ce groupe appuie son action sur un type de nombre : le dioxyde de carbone équivalent (CO2e) ou empreinte carbone, quantif...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/statsoc, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Statistique et société
2025
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Depuis mars 2019, un groupe de personnels de recherche français se mobilise pour quantifier les émissions de gaz à effet de serre des laboratoires publics de recherche en France. Ce groupe appuie son action sur un type de nombre : le dioxyde de carbone équivalent (CO2e) ou empreinte carbone, quantifié à l’aide de son propre logiciel. Or, la quantification en CO2e n’était pas présente, ou seulement de manière marginale, dans les laboratoires publics avant la fin des années 2010. Deux opérations expliquent sa diffusion. La première est la légitimation par un travail d’inscription dans un espace scientifique et politique, de démarcation méthodologique en revendiquant une approche en termes d’ordre de grandeur, et de négociation, aussi bien avec le CNRS qu’à l’échelle des laboratoires. La seconde est la production de ces nombres par un travail d’association des phases de conventionnement et de mesure, d’enrôlement d’allié·es et d’adaptation du calculateur. Ce sont ces opérations qui rendent tangible le CO2e dans les laboratoires. |
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