La matérialité des limites planétaires pour les entreprises, un débat science société
Sous l’impulsion de plusieurs réglementations européennes promues dans le Pacte vert européen, une industrie du « nombre écologique » s’est structurée pour répondre aux nouvelles obligations faites aux entreprises de publier des informations sur leurs impacts environnementaux. L’article analyse les...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/statsoc, |
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| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Statistique et société
2025
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Sous l’impulsion de plusieurs réglementations européennes promues dans le Pacte vert européen, une industrie du « nombre écologique » s’est structurée pour répondre aux nouvelles obligations faites aux entreprises de publier des informations sur leurs impacts environnementaux. L’article analyse les controverses autour de la double matérialité, concept clé de la directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD), qui articule matérialité financière (impacts pour l’entreprise) et matérialité d’impact (effets sur l’environnement et la société). Il s’appuie sur les controverses qui opposent les partisans d’une approche centrée sur les attentes des investisseurs aux défenseurs d’une gouvernance élargie qui engage les différentes parties prenantes de l’entreprise. Ce débat a été ravivé par la volonté de la Commission européenne de simplifier la réglementation du Pacte vert européen, et qui s’est traduit début 2025 par une proposition de directive Omnibus. L’analyse de ces controverses met en lumière l’influence des grands cabinets de conseil, mais aussi une forme de sciencewashing qui mobilise les sciences de gestion, risquant ainsi de réduire la double matérialité à un simple outil de communication stratégique plutôt qu'à un levier de transformation des modèles économiques. |
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