Préparer l’imprévisible
Cet article présente les biographies de trois générations de la famille Lévy-Bruhl, Lucien, Henri et Raymond, respectivement fondateurs et membres d’instituts d’ethnologie, de droit et d'études économiques, à travers l’hypothèse suivante : ces « serviteurs de l’Etat », selon l’expression d’Alai...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/statsoc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Statistique et société
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article présente les biographies de trois générations de la famille Lévy-Bruhl, Lucien, Henri et Raymond, respectivement fondateurs et membres d’instituts d’ethnologie, de droit et d'études économiques, à travers l’hypothèse suivante : ces « serviteurs de l’Etat », selon l’expression d’Alain Desrosières sur Raymond Lévy-Bruhl, développèrent un usage critique des statistiques du fait d’un rapport de confiance et de méfiance dû au souvenir de l’affaire Dreyfus, dont Lucien Lévy-Bruhl fut un des acteurs, quoique discret. Cette hypothèse permet de proposer une généalogie de la préparation aux catastrophes dans le socialisme français. Alors que les techniques par lesquelles les sociétés modernes ont imaginé les événements imprévisibles ont été analysées dans la social-démocratie américaine, cet article montre que de telles techniques impliquent une participation des individus à l’idéal de vérité et de justice. |
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