Le doute et la douleur
Les novices des deux principales initiations sénoufo n’expérimentent pas la même souffrance. Les impétrants de l’initiation au pɔrɔ endurent une souffrance principalement physique, l’impétrante du sandogi est soumise à une souffrance essentiellement morale, qui prend la forme d’un doute sur l’authen...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | Les novices des deux principales initiations sénoufo n’expérimentent pas la même souffrance. Les impétrants de l’initiation au pɔrɔ endurent une souffrance principalement physique, l’impétrante du sandogi est soumise à une souffrance essentiellement morale, qui prend la forme d’un doute sur l’authenticité de son élection. Ce doute est la marque distinctive d’une initiation qui, contrairement à l’initiation obligatoire au pɔrɔ, recrute ses membres par voie d’élection. Mais la présence du doute au cœur de l’initiation au sandogi tient également à ce qu’elle est une initiation féminine. De même que la souffrance physique participe à la transformation radicale que les initiations masculines prévoient pour leurs novices, la souffrance morale favorise la transformation dont les initiations féminines semblent faire le projet. |
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