Pratiques sacrificielles chez les Mitsogho du Gabon
Des séquences de cérémonies funéraires organisées par deux sociétés initiatiques, Bwete et Ya-Mwei, se déroulent dans la maison de culte, ebanza. Dans le cas du Bwete, une cloison de feuillage, ndembe, sépare les assistants des initiés qui sont chargés de représenter des entités spirituelles. Elle r...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Des séquences de cérémonies funéraires organisées par deux sociétés initiatiques, Bwete et Ya-Mwei, se déroulent dans la maison de culte, ebanza. Dans le cas du Bwete, une cloison de feuillage, ndembe, sépare les assistants des initiés qui sont chargés de représenter des entités spirituelles. Elle reçoit, une fois transportée en brousse au site de l’inhumation, le sang d’un coq immolé. Bans le cas du Ya-Mwei, une cloison semi-circulaire (gheveva) de feuilles de bananier est installée dans la maison de culte, un trou est creusé dans le sol pour symboliser la matrice de Ya-Mwei (génie de l’eau et de la terre) et un coq noir est égorgé au-dessus. De même, un trou sera creusé en brousse, puis obturé par une torche allumée pour signifier que le mort est « enfermé dans le ventre ». D’autres rites rompent les liens qui rattachent un mort à la communauté des vivants.Le crâne du défunt peut faire l’objet d’un traitement rituel complexe, par exemple quand, pour lutter contre des forces maléfiques ou pour assurer le succès à la chasse, un devin-guérisseur prescrit à un villageois d’exhumer le crâne d’un parent. Certains rites associent le crâne aux statuettes d’ancêtres qui deviennent ainsi de puissants « objets-médiateurs ». |
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