L’arc et le sang des chiens

La mise à mort rituelle du chien, quand elle n’est pas prohibée (étant assimilée tantôt à un acte de sorcellerie, tantôt à un meurtre) occupe une place singulière dans le système sacrificiel. Ainsi, le chien est parfois sacrifié pendant les funérailles d’un guerrier ou d’un chasseur, après des ruptu...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/span,
Главный автор: Jespers, Philippe
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Systèmes de pensée en Afrique noire 2013
Предметы:
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:La mise à mort rituelle du chien, quand elle n’est pas prohibée (étant assimilée tantôt à un acte de sorcellerie, tantôt à un meurtre) occupe une place singulière dans le système sacrificiel. Ainsi, le chien est parfois sacrifié pendant les funérailles d’un guerrier ou d’un chasseur, après des ruptures d’interdit ou par de grandes sociétés d’initiation ou de chasseurs. Les Minyanka, loin d’en limiter l’usage à certains moments exceptionnels, pratiquent couramment cette forme de sacrifice dans les circonstances les plus diverses (naissance, mariage, initiation, funérailles, etc.) et pour des destinataires variés (ancêtres de lignage, puissances de brousse, etc.). La victime du sacrifice effectué par le fils aîné aux funérailles de son père est un chien, celui-ci étant traité comme une victime de guerre. Quel rapport y a-t-il entre cette mise à mort d’un chien et une assise territoriale à trouver, pour un nouveau mort, dans la terre des ancêtres ? Comment comprendre qu’un rite de séparation entre deux générations implique la mort sacrificielle d’un animal si proche de l’homme ?