Réflexions sur la parole, le sacrifice et la mort dans quatre populations de l’Afrique de l’Ouest

Le rôle du verbe est fondamental dans l’efficacité du rite sacrificiel : chaque opération est accompagnée d’une récitation, d’une prière, d’une invocation. Sans paroles le rituel n’a point d’effet ; à la limite, c’est la parole qui compte. On n’observe pas d’attitude particulière lorsque le sacrific...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/span,
第一著者: Dieterlen, Germaine
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Systèmes de pensée en Afrique noire 2013
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le rôle du verbe est fondamental dans l’efficacité du rite sacrificiel : chaque opération est accompagnée d’une récitation, d’une prière, d’une invocation. Sans paroles le rituel n’a point d’effet ; à la limite, c’est la parole qui compte. On n’observe pas d’attitude particulière lorsque le sacrificateur procède aux libations ou à l’égorgement des victimes, il n’y a point de recueillement. En revanche, tout le monde se tait lorsque le doyen énonce l’adresse, si courte soit-elle. Il se passe là quelque chose d’important dont tous les assistants ont pleinement conscience. Sous des formes différentes mais parallèles, les mythologies des Bambara, des Malinké, des Dogon et des Peul révèlent des associations particulières entre la parole et la mort, notamment la mort sacrificielle.