Le sacrifice selon Hubert et Mauss
L’essai de Hubert et Mauss sur le sacrifice a pour cadre la problématique durkheimienne : le sacrifice rappelle aux consciences particulières les forces collectives et entretient leur existence idéale. Le sacrifice est un moyen pour le profane de communiquer avec le sacré par l’intermédiaire d’une v...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’essai de Hubert et Mauss sur le sacrifice a pour cadre la problématique durkheimienne : le sacrifice rappelle aux consciences particulières les forces collectives et entretient leur existence idéale. Le sacrifice est un moyen pour le profane de communiquer avec le sacré par l’intermédiaire d’une victime, le sacré étant ce qui est « séparé », tout ce qui, pour le groupe et ses membres, qualifie la société. Pour établir une communication avec le monde sacré, il faut augmenter le caractère religieux des agents du sacrifice et entourer les rites de précautions. Tout en s’avançant dans le monde des dieux, la victime doit rester en relation avec les hommes. L’opération suprême est un crime ; certains rituels exigent des libations, des expiations. Par ce meurtre, on dégage du corps de l’animal une force redoutable qu’il faut dompter, diriger. Le profane entre en relation avec le sacré, mais cette communication est médiatisée : si le sacrifiant s’engageait tout entier dans le rite, il y trouverait la mort, non la vie ; la victime le remplace. La question primordiale demeure : pourquoi le sacrifice ? Pourquoi ce parti pris de malheur et de violence dans les traditions humaines ? |
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