Pouvoir et amertume du fétiche.
Chez les Koma des Monts Alantika du Cameroun, les « fétiches » ont une fonction politique : le rang d'un homme dépend du nombre des objets qu'il possède. En revanche, les Masa du Tchad ne confèrent aucun privilège social aux propriétaires de « fétiches », qu’ils classent dans la catégorie...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Chez les Koma des Monts Alantika du Cameroun, les « fétiches » ont une fonction politique : le rang d'un homme dépend du nombre des objets qu'il possède. En revanche, les Masa du Tchad ne confèrent aucun privilège social aux propriétaires de « fétiches », qu’ils classent dans la catégorie de l'amer. A la différence des guna masa auxquels un individu a recours pour son propre compte, les vome koma agissent comme des régulateurs sociaux : ils institutionnalisent la différence des sexes aussi bien que la hiérarchie des classes d'âge et sont identifiés à la chefferie ainsi qu'à son pouvoir. Dans les deux sociétés, les objets appartiennent au monde du secret ; le savoir lié à leur utilisation, pour le bien ou le mal, est réservé à quelques spécialistes parmi les Masa et à des initiés âgés parmi les Koma. L’inventaire de ces « fétiches », emblèmes et végétaux, ainsi que de leur mode de fabrication et modalités d'action, nous amènera à nous interroger sur les divergences idéologiques de ces deux sociétés par rapport aux traits de leur l'organisation sociale. |
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