Une esthétique du fétiche
La dénomination « fétiche » prise dans une acception stylistique permet de désigner une catégorie d’objets formés d’éléments hétérogènes possédant des qualités formelles et matérielles jouant en différence. De ce point de vue, le style fétiche concerne une famille de formes dépassant le contexte afr...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La dénomination « fétiche » prise dans une acception stylistique permet de désigner une catégorie d’objets formés d’éléments hétérogènes possédant des qualités formelles et matérielles jouant en différence. De ce point de vue, le style fétiche concerne une famille de formes dépassant le contexte africain. Les Bwaba utilisent ce type d’objet (nazii) dans un culte clanique afin de synthétiser, par ses différents composants, l’histoire du groupe. Le nazii comprend un noyau, réunissant les éléments représentant les êtres mythiques rencontrés lors de la fondation du clan, autour duquel sont enroulées des peaux de chiens sacrifiés lors d’événements particuliers advenus au groupe. Par le rituel sacrificiel, l’objet devient le témoin plastique de la succession historique de ces événements : ce processus s’exprime au travers d’une esthétique du non-fini, de l’inachevé. |
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