Une force, un objet, un champ : le buti des Kukuya au Congo.
A travers les catégories propres d’une petite population teke, les Kukuya (Congo), l’entité du buti est décrite comme force, comme objet et comme champ à la fois du pouvoir et du savoir kukuya. Une telle tri-partition (force/objet/champ) ne peut-elle être interprétée comme « détour » d’une translati...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/span, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Systèmes de pensée en Afrique noire
2013
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | A travers les catégories propres d’une petite population teke, les Kukuya (Congo), l’entité du buti est décrite comme force, comme objet et comme champ à la fois du pouvoir et du savoir kukuya. Une telle tri-partition (force/objet/champ) ne peut-elle être interprétée comme « détour » d’une translation sociale, signifiant l’écart entre puissants et non-puissants ? Du même coup, l’énigme de la magie et de la sorcellerie y trouverait une résolution sans la nécessité de poser aucun concept nouveau ; ceux de la sociologie y suffiraient. Cette démarche permettrait de montrer la particularité de ces faits, s’expliquant par un agencement propre de l’énergie humaine dans l’histoire de sa socialisation. Toute socialisation impliquerait ainsi un « ailleurs » qui relèverait de l’inconscient social, non du surnaturel. Elle serait toujours le théâtre d’une lutte très circonstancielle entre un imaginaire illusoire, né de l’exploitation, et une imagination libératrice, née de 1’autonomie. |
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