L’architecte et le tissu ou comment le décor textile a participé à la notion d’unité décorative dans les intérieurs au xviiie siècle
L’unité de l’art au sein de l’architecture est souvent considérée comme une invention dans le contexte des avant-gardes de la fin du xixe siècle lorsque le bâtiment et son mobilier ont été présentés comme une œuvre totale. Dans une certaine mesure cette réflexion a été amorcée au xviiie siècle, lors...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Source(s)
2025
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’unité de l’art au sein de l’architecture est souvent considérée comme une invention dans le contexte des avant-gardes de la fin du xixe siècle lorsque le bâtiment et son mobilier ont été présentés comme une œuvre totale. Dans une certaine mesure cette réflexion a été amorcée au xviiie siècle, lorsque les architectes ont interrogé la notion de distribution intérieure et l’idée d’une décoration globale en intégrant le mobilier dans la conception architecturale. Les traités théoriques diffusent des modèles d’intérieurs où sont mis en valeur l’adéquation du décor mural et du mobilier. Dans la conception d’ensemble décoratif, les revêtements textiles connaissent un emploi de plus en plus important grâce aux préconisations des architectes et à l’intervention des tapissiers dans l’ameublement. Les architectes Germain Boffrand et Jean-François Blondel ont accordé une attention nouvelle aux étoffes et à leur harmonie avec l’architecture. Au même moment, l’importance prise par les tapissiers dans l’aménagement des intérieurs est révélatrice de la place prépondérante des étoffes pour l’ameublement et le décor des intérieurs, réaménagés régulièrement dans les demeures les plus luxueuses. La comparaison entre les préconisations théoriques des architectes et les archives du magasin des étoffes au Garde-Meuble de la Couronne donne un aperçu de l’importance progressive accordée au textile dans les appartements de la monarchie française. L’intervention des tapissiers, les commandes aux manufactures et les achats aux marchands-merciers parisiens sont révélateurs d’une nouvelle conception décorative défendue par les architectes dont la mode se propage dans les intérieurs de la Couronne, puis des élites. |
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