Max Müller (1823-1900), de l’édition textuelle du Rig veda à l’histoire comparée des religions

Si le sanskrit classique était connu des savants européens depuis le xviie siècle, la langue du Rig Veda, quant à elle, ne fut déchiffrée que dans les premières décennies du xixe siècle. Les manuscrits du texte rigvédique et de son long commentaire exégétique médiéval dû à Sâyana (xive siècle), alor...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
Κύριος συγγραφέας: Ducœur, Guillaume
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Source(s) 2025
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Si le sanskrit classique était connu des savants européens depuis le xviie siècle, la langue du Rig Veda, quant à elle, ne fut déchiffrée que dans les premières décennies du xixe siècle. Les manuscrits du texte rigvédique et de son long commentaire exégétique médiéval dû à Sâyana (xive siècle), alors conservés en Angleterre et en France, permirent au jeune Allemand Max Müller d’entreprendre, à la demande d’Eugène Burnouf, professeur au Collège de France, la première édition critique européenne. Durant vingt-neuf années (1845-1874), de Paris, d’Oxford ou de Strasbourg, M.Müller travailla avec détermination à ce projet démesuré – plus de six mille pages in-quarto en sanskrit – et sut développer un réseau de savants, s’étendant de l’Europe à l’Inde, qui contribua à sa réalisation. Ce texte du Rig Veda, dès lors devenu accessible, permit un nouveau départ en grammaire comparée et concourut largement à la naissance de la discipline scientifique de l’histoire comparée des religions.