Expulsion, grands récits nationaux et petits récits européens. Mémoires individuelles et construction des communautés en Europe centrale depuis 1945
L’élargissement de l’Union européenne à l’est a suscité le retour d’un passé qui semblait jusqu’alors refoulé. Les expulsions de population à la fin de la Seconde guerre mondiale appartiennent à ces événements longtemps intégrés au discours idéologique de la Guerre froide et les témoignages recueill...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Source(s)
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’élargissement de l’Union européenne à l’est a suscité le retour d’un passé qui semblait jusqu’alors refoulé. Les expulsions de population à la fin de la Seconde guerre mondiale appartiennent à ces événements longtemps intégrés au discours idéologique de la Guerre froide et les témoignages recueillis auprès d’anciens expulsés sont de plus en plus sollicités pour renouveler cette histoire. A travers ces récits apparaissent les manières dont les communautés (ici : Tchécoslovaquie, RFA et RDA) se sont défaites et refaites entre 1945 et les années 1950 ; il ressort tout particulièrement que les assignations identitaires (plus ou moins arbitraires) des Etats ont été déterminantes pour les biographies des témoins. Ces « petits récits », longtemps négligés, sont non seulement intéressants pour analyser l’articulation des individus à leur principale communauté d’appartenance, mais aussi pour montrer, en creux, le coût humain qu’a pu représenter le fait d’imposer de « grands récits » nationaux dans ce contexte. |
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