Face à l’occupation étrangère de 1815-1818 : les sorties de guerre des Alsaciens

Partant du constat du manque d’étude historique des civils ordinaires ainsi que des soldats durant les guerres napoléoniennes, cet article, en s’appuyant sur des archives locales et des sources publiées, entend commencer à reconstruire les expériences individuelles à la « fin » de ces dernières, pen...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
Yazar: Haynes, Christine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Source(s) 2025
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Partant du constat du manque d’étude historique des civils ordinaires ainsi que des soldats durant les guerres napoléoniennes, cet article, en s’appuyant sur des archives locales et des sources publiées, entend commencer à reconstruire les expériences individuelles à la « fin » de ces dernières, pendant les trois années d’occupation de la France par les puissances alliées entre 1815 et 1818. Concentré sur l’Alsace, il propose d’étudier cinq parcours individuels dans ce contexte de fin de conflit : le maire d’un petit village luttant pour affirmer son autorité face aux troupes d’occupation ; un soldat du Wurtemberg tué par un groupe de douaniers français ; un entrepreneur juif ayant bénéficié de contrats de réquisition en faveur des troupes d’occupation ; un jeune Parisien éduqué envoyé enseigner au collège jésuite à Colmar, par ailleurs siège des autorités militaires autrichiennes ; et enfin une veuve qui, dix ans après la fin de l’occupation, cherche encore à obtenir une indemnisation pour le logement d’un officier du Wurtemberg. S’il n’y a pas d’histoire-type de la position des individus dans ce conflit, ensemble, ils illustrent la gamme des expériences de l’occupation, entre violence et fraternisation, laquelle varie en fonction du genre, de l’âge, de la classe mais aussi de la langue de l’occupant et de l’occupé.