« Dextrarum junctio » ou le sceau des âmes unies : usages d’un geste dans la France des xviie et xviiie siècles
La jonction des esprits lors des serments de fidélité, de paix et d’alliance se traduit dans le langage iconographique par la réunion des mains droites. Les valeurs juridiques, rituelles mais aussi affectives de la dextrarum junctio, analysées par des théoriciens du langage corporel comme Giovanni B...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Source(s)
2025
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | La jonction des esprits lors des serments de fidélité, de paix et d’alliance se traduit dans le langage iconographique par la réunion des mains droites. Les valeurs juridiques, rituelles mais aussi affectives de la dextrarum junctio, analysées par des théoriciens du langage corporel comme Giovanni Bonifacio, Juan Caramuel, John Bulwer et Alphonse Costadau, se déploient au sein de la peinture française des xviie et xviiie siècles selon des formules innovantes, et interagissent avec d’autres repères de gestique et d’expression. Ainsi la formule traditionnelle – exprimant l’idéal de l’union des âmes, la consolidation des rapports humains par le lien physique, la fiabilité supposée du toucher – va-t-elle s’enrichir de significations complexes, voire ambivalentes, au gré des contextes et du temps : de quelle nature est exactement l’intimité des mains, dans tels accords diplomatiques subtilement déséquilibrés, dans tels Mariages de la Vierge, portraits de couples ou encore scènes de galanterie ? |
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