L’individu au cœur du récit de voyage ? Une analyse comparée du journal et de la correspondance d’Italie de Simon-Louis Du Ry (1776-1777)

Les récits de voyage du xviiie siècle visent un double objectif : informer et divertir le lecteur. Ils sont aussi considérés comme des sources autobiographiques puisqu’ils racontent les aventures d’un individu. Mais leur succès éditorial et la mode du voyage en Italie amenèrent à une standardisation...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
第一著者: Rege, Adeline
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Source(s) 2025
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Les récits de voyage du xviiie siècle visent un double objectif : informer et divertir le lecteur. Ils sont aussi considérés comme des sources autobiographiques puisqu’ils racontent les aventures d’un individu. Mais leur succès éditorial et la mode du voyage en Italie amenèrent à une standardisation du genre. Pour connaître l’expérience du voyageur, il faut donc distinguer, dans le texte, ce qui relève des conventions et de l’opinion personnelle. À travers l’exemple de l’architecte Simon-Louis Du Ry, nous tenterons de montrer comment s’élabore l’écriture de soi dans ses relations de voyage en Italie. Descendant d’une lignée d’architectes réformés réfugiés en Allemagne suite à la révocation de l’Édit de Nantes, Simon-Louis Du Ry (1726-1799) devint architecte de la cour de Hesse-Cassel. En 1776, il sillonna l’Italie durant quelques mois avec le landgrave Frédéric II. Ce périple est documenté par les lettres que Du Ry écrivait à son frère, et par un journal de voyage. Même si ces deux textes relatent le même voyage, leur nature, leurs conditions d’écriture, leur contenu et leur objectif différent. Alors que les lettres sont destinées à donner des nouvelles à la famille, le journal a une visée politique, celle de construire la postérité textuelle du landgrave. Cette dualité amène donc à s’interroger sur l’identité de l’individu qui se trouve au cœur du récit, car narrateur et voyageur ne font pas qu’un.