Les missions et relations du beau-frère de Batista. Un aperçu du « sultanisme » cubain (1952-1958)

À travers la biographie de Roberto Fernández Miranda se dégagent des traits caractéristiques de la société cubaine sous la dictature de Batista, un « régime sultanique » selon la typologie proposée par Juan Linz. Après une rapide carrière militaire, le beau-frère de Fulgencio Batista, qui est aussi...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche,
Auteur principal: Gounot, André
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Source(s) 2025
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:À travers la biographie de Roberto Fernández Miranda se dégagent des traits caractéristiques de la société cubaine sous la dictature de Batista, un « régime sultanique » selon la typologie proposée par Juan Linz. Après une rapide carrière militaire, le beau-frère de Fulgencio Batista, qui est aussi son homme de confiance le plus proche, a occupé le poste de directeur national des sports tout en entretenant des liens étroits avec la mafia chicago-havanaise. D’une part, les actions qu’il a menées témoignent de l’omniprésence de la corruption. D’autre part, les réactions qu’elles ont pu susciter font apparaître la force de résistance de la société civile. L’utilisation des charges officielles à des fins personnelles du clan au pouvoir est un aspect central de tout « régime sultanique ». En revanche, on peut constater pour le cas de Cuba une certaine tendance parallèle, atypique, en faveur d’une politique constructive.