« Toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées : toutes les femmes, non, mais… la sœur Marie-Thérèse de la Croix, si ! »
Il est difficile de mettre en lumière une destinée aussi sombre que celle prêtée à la mère supérieure du refuge d’Aix-en-Provence. Si l’on en croit son plus illustre publiciste, le poète provençal Jean de Cabanes, Marie-Thérèse de Languisière, dite « La Sœur de la Croix », aurait été l’une des plus...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Source(s)
2025
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Il est difficile de mettre en lumière une destinée aussi sombre que celle prêtée à la mère supérieure du refuge d’Aix-en-Provence. Si l’on en croit son plus illustre publiciste, le poète provençal Jean de Cabanes, Marie-Thérèse de Languisière, dite « La Sœur de la Croix », aurait été l’une des plus grandes criminelles de son temps, aucune forme de culpabilité ne lui aurait été étrangère : prostitution, travestissement, maquerellage, sorcellerie, vol, mauvais traitements, faux-monnayage furent autant d’activités que de passions pour la Soeur de la Croix. Cet article propose d’interroger l’histoire de la prostituée devenue religieuse qui, pendant plus de quatorze ans, au tournant des xviie et xviiie siècles, fit la pluie et le beau temps à Aix-en-Provence, forte de ses puissants appuis au Parlement, vivier principal de sa clientèle, à en croire Jean de Cabanes. Ce dernier, à bien des égards, en fait une figure sadienne avant la lettre. |
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