Abdication face à l’intolérable ou désir de vengeance posthume : suicide et genre à la fin du Moyen Âge
Certains maris, accusés d’avoir battu à mort leur épouse, laissent parfois entendre dans la lettre de rémission qui les disculpe que le décès de leur compagne n’est en réalité qu’une preuve supplémentaire de la méchanceté incorrigible de cette dernière. L’épouse aurait tout fait pour mourir de maniè...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
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Source(s)
2025
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Certains maris, accusés d’avoir battu à mort leur épouse, laissent parfois entendre dans la lettre de rémission qui les disculpe que le décès de leur compagne n’est en réalité qu’une preuve supplémentaire de la méchanceté incorrigible de cette dernière. L’épouse aurait tout fait pour mourir de manière à faire accuser son malheureux mari. Cet argumentaire est d’autant plus surprenant que généralement les proches cherchent au contraire à dissimuler le suicide. La condamnation du suicide dans la société médiévale rend en effet le soupçon d’un tel acte quelque peu dangereux pour le mari lui-même. Pourtant, certaines voix féminines confirment que la vie maritale est parfois suffisamment insupportable pour envisager sa propre mort : est-ce dans l’espoir de se voir vengée ? L’expression dans d’autres contextes, notamment guerrier, de l’idée que la mort est parfois préférable à l’assujettissement amène à se demander à quel point le suicide, dans certaines situations insupportables, était lui-même jugé intolérable. |
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