Le Saint-Office de Malte et les irréductibles de l’apostasie (xvie-xviie siècles)
Aux xvie et xviie siècles, Malte est une frontière de la chrétienté. L’inquisition est en charge de la réconciliation des chrétiens qui ont été capturés, réduits en esclavage et pour certains convertis de force à l’islam ou séduits par une religion autre et ennemie. Les inquisiteurs s’accordent à pe...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/sourcesarche, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Source(s)
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Aux xvie et xviie siècles, Malte est une frontière de la chrétienté. L’inquisition est en charge de la réconciliation des chrétiens qui ont été capturés, réduits en esclavage et pour certains convertis de force à l’islam ou séduits par une religion autre et ennemie. Les inquisiteurs s’accordent à penser que l’apostasie résultant de la peur ou de la contrainte doit être considérée avec une certaine indulgence. Mais la relation avec les renégats est fondée sur le précepte de saint Augustin, selon lequel il aurait mieux valu « mourir de faim que de se nourrir d’idolâtrie » – c’est-à-dire que la mort pour un chrétien devrait toujours être préférable à l’apostasie. La grande majorité des cas est résolue. La réconciliation témoigne de la victoire du catholicisme sur l’islam. Mais le Saint-Office est confronté à des cas extrêmes de refus du catholicisme. L’article établit le cadre religieux et juridique, expose les méthodes et analyse les professions de foi des accusés, destinées à arracher le pardon du tribunal. Le sort fait aux irréductibles témoigne de la sévérité toujours plus grande des sentences prononcées par le tribunal inquisitorial entre la fin du xvie et le milieu du xviie siècle. Les renégats irréconciliables risquent le bûcher et plus tard les galères à vie. Dans tous les cas, la procédure fait une démonstration publique de l’infamie des renégats, témoigne de la puissance de l’Église catholique et rappelle le refus absolu du franchissement de la frontière avec l’islam. |
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